Je sais que tu me regardes et ça me prend au tripe.
Tu sais, il y a cette façon si spéciale que tu as de plonger ton regard dans le mien, celle qui dit "J'ai envie de toi", celle qui me fait trembler, celle qui me donnerait la force de crier au monde entier combien je t'aime.
Pourtant, non par peur de m'y époumonner ou d'y laisser ma voix, je préfère te le murmurer dans le creux de l'oreille.
Quand tu t'endors sur mon épaule et que je n'ose plus bouger au risque de rompre cet instant si précieux, moi je te regarde dormir inlassablement, j'observe les moindres recoins de ton visage et je les effleure du bout du doigt. Comment ne pas tomber sous le charme de ces deux jolies fosettes qui embrassent ton adorable sourire ? J'aime ces moments, mais ce que je préfère plus que tout c'est lorsque tu te réveilles doucement, que nous sommes enlassés et que nous pensons égoïstement que la vie est devant nous et que le monde nous appartient.
Quand je suis comme ça, insouciante dans Paris, oubliant toutes contraintes, me baladant main dans la main avec toi ou restant assise des heures à la terrasse d'un café à siroter lentement mon coca-light, on pourrait bien m'annoncer que la fin du monde est pour demain, que le réchauffement climatique aura raison de nous ou qu'une météorite se dirige droit sur la Terre, peut m'importe car tu es là, tu me regardes et que je sens ton souffle dans mon cou.
Je t'aime violement, tendrement, et surtout passionément.



